vivre avec spondylarthrite ankylosantecomment vivre avec une spondylarthrite ankylosante

Vivre avec une spondylarthrite ankylosante

Les causes de la spondylarthrite étant encore inconnues, on ne peut prévenir la maladie mais on peut réduire son incidence sur la vie de tous les jours

La priorité est de réduire le plus possible la douleur ressentie par le patient. En effet, en cas de gêne, celui-ci a tendance à se recroqueviller, à se mettre en position fœtale (penché en avant) ce qui va augmenter l’inflammation.

En traitant efficacement cette douleur, le patient pourra garder une position correcte, ce qui limitera la poussée inflammatoire et une éventuelle ankylose en mauvaise position.

Continuer ses activités de tous les jours avec la spondylarthrite :

Il est important d’éviter, en période douloureuse, de trop solliciter la colonne vertébrale et les articulations touchées en évitant une activité sportive traumatisante pour celles-ci. Il faut toutefois continuer à mener une vie la plus normale possible. Une activité physique adaptée et des séances de kinésithérapie sont encouragées. Ces activités pourront prévenir la déformation des articulations, signe de mauvaise évolution de la maladie.

La spondylarthrite ne contre-indique pas une grossesse :

il n’y a pas plus d’accouchements prématurés ou de fausses couches spontanées que dans la population générale. Toutefois, certains des traitements ne peuvent pas être pris lors d’une grossesse. Il faut donc prévenir son médecin avant la conception ou pendant la grossesse. Lors de la grossesse, il peut y avoir une évolution des symptômes : ils peuvent s’exacerber, régresser ou stagner.

La spondylarthrite peut-elle entraîner une fatigue importante, voire une dépression ?

La maladie peut effectivement entraîner une fatigue importante, qui est souvent très peu améliorée par les traitements médicamenteux conventionnels tels que les AINS, même lorsqu’ils sont efficaces sur la douleur et la raideur ressenties par le patient. La fatigue en elle-même n’est pas synonyme de maladie sévère et, jusqu’à ce jour, n’est pas une indication à un traitement particulier. Mais lorsqu’elle est associée à une maladie très inflammatoire, elle peut inciter à recourir aux nouveaux traitements tels que les anti-TNF alpha qui semblent efficaces sur ce symptôme.
En ce qui concerne la dépression, comme dans toutes les maladies chroniques elle peut coexister. L’entourage est alors d’un précieux secours. Si elle entraîne un retentissement important sur la vie quotidienne et professionnelle, il faut savoir la diagnostiquer et la prendre en charge à part entière (médicaments, consultation chez un psychologue ou un psychiatre).

Doit-on suivre un régime particulier dans le cadre de la spondylarthrite ?

A priori non. On pourrait éventuellement apporter deux nuances à cette affirmation :

• En cas de traitement par la cortisone, il est recommandé de suivre un régime peu salé, pauvre en sucre et en produits sucrés (confitures, miel, etc.), riche en calcium et en protéines et également un régime pauvre en graisses animales (beurre, crème fraîche, charcuterie, etc.).

• La supplémentation en graisses particulières (acides gras poly-insaturés) pourrait avoir un effet anti-inflammatoire.
Ceci n’a jamais été démontré de manière scientifique au cours de la spondylarthrite ankylosante. Il existe plusieurs possibilités pour enrichir l’alimentation avec ces acides gras particuliers :

• Modifier ses habitudes alimentaires et préférer les acides gras qui ont une action anti-inflammatoire (acides gras oméga 3, acides gras oméga 6).

Il faut reconnaître que cette simple modification d’habitude alimentaire ne peut avoir qu’une efficacité minime. Ainsi, les deux attitudes suivantes ont été préconisées :

– Supplémenter l’alimentation par des gélules contenant ces acides gras particuliers. Ces gélules (d’hspondylarthrite-ankylosante-et-la-qualite-de-vieuile de bourrache ou d’onagre) sont disponibles en pharmacie et parapharmacie, mais elles sont chères, et peu dosées en acide gras (à titre d’exemple, 20 gélules d’huile de bourrache ou d’onagre sont équivalentes à 1 cuillère à soupe d’huile de bourrache).

– S’aider de médicaments contenant de plus fortes doses de tels acides gras. Les médicaments disponibles en France ont été développés pour traiter des troubles métaboliques (hyper-triglycéridémie). Ils ne sont pas indiqués dans la spondylarthrite. Par ailleurs, le dosage est encore insuffisant pour avoir un effet anti-inflammatoire net. Dans d’autres pays et notamment dans les pays scandinaves, des gélules chères et non remboursées par les services de santé sont disponibles en pharmacie.

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