Spondylarthrite Ankylosante et les pistes génétiquesSpondylarthrite Ankylosante et la decouverte des pistes génétiques

Spondylarthrite Ankylosante : les pistes génétiques

C’est une évolution en génétique qui porte sur les causes de cette maladie incurable et handicapante de la colonne vertébrale : La spondylarthrite ankylosante.

La spondylarthrite ankylosante est un type d’arthrite :

associée à de nombreuses variations génétiques identifiées par des chercheurs de « l’Australo-Anglo-American Spondyloarthritis Consortium and du Wellcome Trust », qui ont réussit à identifier les gènes qui contribuent à la spondylarthrite ankylosante, ce qui pourra aider à comprendre les mécanismes et la biologie de cette maladie et pourquoi pas de suggérer de nouvelles approches thérapeutiques pour son traitement plus ciblés et moins risqués.

Cette étude d’association pan-génomique a porté sur les variations génétiques les plus fréquentes chez les personnes atteintes de la maladie et est parvenue à identifier plusieurs nouvelles variantes génétiques associées à la maladie de spondylarthrite ankylosante.

Ces chercheurs confirment également des variantes génétiques déjà identifiés lors d’études précédentes et ont commencé à regarder quels gènes à proximité de ces variantes peuvent jouer un rôle dans cette pathologie.

Les chercheurs ont ainsi analysé l’ADN de 1787 personnes de Grande-Bretagne et d’Australie atteintes et 4.800 témoins d’ascendance européenne. Ils ont examiné les variations génétiques au sein de l’ADN pour déterminer s’il y avait des différences entre les personnes atteintes et les témoins.
Les chercheurs ont combiné leurs résultats avec les résultats d’une autre étude similaire, le Consortium Spondyloarthritis australo-anglo-américain, qui examinait les associations génétiques sur 3023 cas et 8779 contrôles. Les chercheurs ont ensuite tenté de reproduire leurs résultats sur un autre groupe de 2111 patients atteints et 4483 témoins.

La spondylarthrite ankylosante a une forte composante génétique :

mais les gènes qui jouent un rôle ne sont pas encore entièrement cernés, bien que la maladie ait été associée avec le gène HLA-B27.

Ce gène (HLA-B27) code pour une protéine impliquée dans la promotion d’une réponse du système immunitaire. Cependant, seulement un pourcentage des porteurs du gène HLA-B27 développent la spondylarthrite ankylosante et d’autres données laissent à penser que d’autres gènes sont impliqués. Cette étude visait à identifier ces autres gènes.

Attention:
Il faut savoir qu’il existe à la surface des globules blancs (ou leucocytes) des protéines de plusieurs types que l’on appelle Human Leucocyte Antigen ou HLA. Elles caractérisent un individu, un peu comme les protéines retrouvées sur les globules rouges, pour les groupes sanguins. La protéine HLA-B27 est l’une des protéines de ce système HLA.

On retrouve fréquemment le gène HLA-B27 au cours de la spondylarthrite. On pense, qu’il serait responsable de la persistance de certains germes, à l’état latent, dans l’organisme. Ceci entraînerait des réactions d’immunité de la part de l’organisme. Les cellules telles que les macrophages, qui ont pour rôle de débarrasser l’organisme des intrus, seraient donc anormalement stimulées et iraient déclencher une réaction inflammatoire au sein des enthèses, créant ainsi les lésions de la spondylarthrite ankylosante.

Toutefois la présence seule de l’HLA-B27 ne suffit pas à déclencher la maladie, et il existe de nombreux cas de spondylarthropathies où les patients ne sont pas porteurs de ce gène. Ainsi de nombreuses études familiales et chez des jumeaux ont montré que la spondylarthrite est une maladie multigénétique, et que la molécule HLA-B27 n’expliquerait que le tiers de l’hérédité.

Les chercheurs ont pu ainsi confirmer plusieurs variations génétiques :

que les précédentes études avaient déjà associées à la maladie, près des gènes HLA-B, ERAP1, IL23R, KIF21B ou dans des zones situées sur le chromosome 2 ou 21 où il n’y avait aucun gène connu.

En outre, les chercheurs ont identifié des variations dans trois nouveaux sites de l’ADN, situées près des gènes RUNX3 gènes, LTBR-TNFRSF1A et IL12B. 4 autres variations ont également été découvertes à proximité des gènes PTGER4, TBKBP1, ANTXR2 et CARD9.

Les chercheurs constatent que :

• RUNX3 encode une protéine nécessaire pour former un certain type de cellules immunitaires dont sont déficients les patients atteints de spondylarthrite ankylosante,

• PTGER4 encode une protéine qui semble jouer un rôle dans le renforcement de l’os en réponse au stress.

• la variation dans le gène HLA-B27 et ERAP1 accroît le risque de spondylarthrite ankylosante.

2 Responses to Spondylarthrite Ankylosante : les pistes génétiques

  1. rolland

    27 ans de souffrance avec la spondylarthrite.. Un vie bouffée par elle…j’en explique une partie dans mon livre. Il y a un résumé sur jackdecaen.fr je suis maintenant en phase d’ossification totale de ma colonne vertébrale…….

  2. louissa

    J’ai lu que le hla b27 joue un role cle dans le declenchement de la spondylarthrite ankylosante mais je pense que il existe d’autres facteurs qui vont definir l’intensite et l’evolution de la maladie comme les facteurs psychiques (stress, anxiete, depression….)

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