Qu’est-ce que la rhinopharyngite ?

Physiopathologie de la rhinopharyngite :

Il s’agit d’une atteinte inflammatoire de la partie supérieure du pharynx – le cavum – et des fosses nasales. Cela peut se traduire cliniquement par une rhinorrhée, des éternuements, une obstruction nasale, de la fièvre, de la toux et une sensation de picotements voire de brûlure du cavum.

Cette affection est bénigne et d’évolution spontanément favorable. La fièvre, quand elle est présente, dure généralement 2 à 3 jours, la rhinorrhée ainsi que l’obstruction nasale évoluent sur une durée plus prolongée, de 7 à 10 jours.

Epidémiologie de la rhinopharyngite :

La rhinopharyngite touche le plus souvent des enfants de moins de 6 ans, qui peuvent présenter jusqu’à 6 à 8 épisodes par an. C’est une pathologie à prédominance automnohivernale, hautement contagieuse soit de manière directe par le flux aérien soit de manière indirecte par contact avec les mains. On estime à 10 millions par an le nombre de rhinopharyngites aigües de l’enfant.

Etiologie de la rhinopharyngite :

Elle est principalement d’origine virale (virus grippaux 30% > influenza A 20% > virus respiratoire syncitial 8,6% > adénovirus 3,1%).

maladies auto-immunes

Complications de la rhinopharyngite :

L’hyperthermie est la complication la plus fréquente. D’éventuelles complications infectieuses loco-régionales peuvent survenir telles : une Otite aigüe purulente principalement chez le nourrisson et l’enfant ; une sinusite aigüe purulente chez l’enfant et l’adulte ou encore une infection respiratoire basse à tout âge.

Traitement de la rhinopharyngite :

Aucun traitement antibiotique n’est justifié chez l’adulte ni chez l’enfant. Sa prise en charge peut, en revanche, justifier un traitement symptomatique afin d’améliorer le confort du patient. Il faut, cependant, savoir que les vasoconstricteurs par voies générale et locale ne sont pas recommandés avant l’âge de 15 ans et leur durée d’utilisation ne doit pas excéder 5 jours ; que les AINS et corticoïdes par voie générale ne sont pas indiqués et que l’emploi d’antitussifs (opiacés ou non opiacés), de fluidifiants bronchiques et d’antihistaminiques ne font l’objet d’aucun consensus.

Save

Save

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *