La phytothérapie pendant la grossesse

La phytothérapie c’est quoi ?

La phytothérapie, comme son nom l’indique est un traitement (thérapie) par les plantes (phyto). C’est l’une des plus vieilles médecines du monde. Déjà les druides de notre vieille Europe (600 ans av. J.-C.), en faisaient un usage courant et n’ignoraient rien des vertus du gui contre la stérilité. Nos grands-mères savaient utiliser la camomille pour raviver les cheveux blonds, la rose pour éclaircir le teint, la bourrache pour nettoyer. En effet, les plantes sont riches en minéraux et en oligo-éléments qui sont véhiculés par la sève. Leurs vertus thérapeutiques sont dues aux principes actifs localisés dans leurs différents organes : Feuilles, fruits, fleurs, racines, rhizomes …

Enceinte ? Attention aux produits chimiques et aux médicaments
Si vous êtes enceinte, ou même si vous désirez tomber enceinte, essayez de vous éloigner le plus possible des produits chimiques qui peuvent être toxiques, sinon du moins perturber le fonctionnement et l’équilibre notamment endocrinien. La grossesse ce sont quelques mois, mais quelques mois qui seront décisifs pour la santé et la vie de l’enfant plus tard. Alors il vaut mieux bien se renseigner et privilégier le principe de prudence. Donc, pas de colorations ou teintures pour les cheveux, le minimum de produits de maquillage, de vernis à ongles, etc. Mais surtout pas d’automédication ! Les médicaments sont des composés chimiques très lourds et qu’il ne faut pas prendre à la légère…

Les plantes, des amies… ?
Le recours aux plantes semble alors être la solution la plus saine qui s’offre à la femme enceinte. Troubles digestifs, vergetures, tensions psychiques et nerveuses, rétention d’eau ou troubles du sommeil, les plantes savent à peu près tout soigner. Seulement, il faut savoir que si les recettes de grand-mères nous affirment les vertus de la tisane au gingembre pour luter contre le reflux gastrique, ou l’huile de fenugrec en massage…. Il y a si peu d’informations « officielles » sur l’effet de ces plantes sur la femme enceinte…

Principe de prudence
Il faut savoir que beaucoup d’études ont été faites sur les risques de tel ou tel médicament chimique pendant la grossesse, mais que très peu d’études ont été menées concernant les médecines douces comme la phytothérapie ou l’homéopathie. A souligner également qu’une étude affirme que la phytothérapie tend à augmenter le risque de prématurité. Par conséquent et par principe de prudence, il vaut mieux ne pas abuser d’une plante donnée. Ne faire appel aux plantes qu’en cas de désagréments réels…
Aussi, et par principe de prudence, préférez l’utilisation d’infusions, c’est la forme la plus douce pour une femme enceinte, notamment par rapport aux gélules par exemple et dont l’effet est plus puissant, ou aux hydrolats et teinture-mère.
Peut-on utiliser la phytothérapie en cas de grossesse ?

Pendant la grossesse, l’utilisation de plantes à des fins thérapeutiques n’est pas anodine et peut se révéler dangereuse dans certains cas, pour la mère comme pour l’enfant à naître. Pour cette raison, lorsque l’on est enceinte, il est impératif de consulter un médecin avant de recourir à des remèdes à base de plantes.

Si la grossesse est un état naturel temporaire et non une maladie, il s’agit tout de même d’une période particulière présentant certains désagréments : nausées, constipation, maux de tête, jambes lourdes, etc. Toutefois, l’automédication est absolument à proscrire, que ce soit par des médicaments habituellement utilisés ou par des produits de phytothérapie. Pour éviter les accidents, il est indispensable de consulter un médecin avant de prendre un remède à base de plantes, quel qu’il soit.

En effet, les remèdes à base de plantes, bien que naturels, ne sont pas sans danger pour le fœtus. De plus, certaines plantes ont des propriétés stimulantes sur les muscles de l’utérus qui peuvent déclencher une fausse couche. Quelques rares plantes sont néanmoins couramment proposées par les médecins aux femmes enceintes, sans que cela pose de problème. Elles doivent être utilisées telles quelles (et non dans un produit manufacturé ou dans un mélange).

Les mêmes précautions s’imposent pendant l’allaitement. En effet, il ne faut pas oublier que toutes les substances absorbées par la mère sont susceptibles de passer dans le lait maternel et d’avoir un effet sur le nouveau-né.

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