Attention ! Des infections banales peut être à l’origine de maladies auto-immunes

Quand on parle d’une pathologie systémique, on désigne une affection pouvant atteindre plusieurs organes à la fois, elle peut avoir comme origine une maladie auto-immune quand survient un dysfonctionnement de notre système immunitaire qui se met à attaquer nos propres organes alors que normalement il est sensé nous protéger des agressions extérieures (virus, bactéries, champignons… ).

Les maladies auto-immunes (telles que le lupus, la myasthénie, la sclérose en plaques, la spondylarthrite, la maladie cœliaque ..) représentent la 3ème cause de morbidité après les affections cardiovasculaires et les cancers, en touchant environ 10 % de la population.

Plusieurs causes en sont à l’origine comme l’hérédité et des facteurs environnementaux divers : rayons solaires, tabac, pollution atmosphérique et alimentaire, et les infections.

Certaines bactéries et virus jouent en effet un rôle important dans leur déclenchement : citons l’exemple de l’helicobacter pylori (bactérie commune de l’estomac), dont sait déjà qu’elle est directement impliquée dans la survenue de cancers, serait aussi responsable de nombreuses pathologies auto-immunes.

On considère qu’aujourd’hui (surtout dans les pays en développement) que, une personne sur deux est porteuse de cet agent infectieux et que 10 % d’entre elles développeront des infections gastriques sérieuses comme les ulcères ou les gastrites chroniques.

 Des liens sont bien établis aussi entre certains streptocoques, (des bactéries fréquentes dans la bouche et les intestins) et le rhumatisme articulaire : à partir d’une simple angine non traitée, des attaques auto-immunes vont survenir pouvant toucher le cœur, les articulations, le système nerveux central ou la peau, avec de graves conséquences potentielles au niveau des valves cardiaques ou du système nerveux central.

Ces maladies infectieuses sont encore un problème de santé publique dans ces pays, même si elles sont en nette diminution et il s’agissait de débattre lors de cette manifestation de l’identification des risques qu’elles font subir dans la survenue ou l’aggravation d’autres pathologies, des moyens de prévenir ces risques et notamment des traitements adéquats à mettre en œuvre.

maladies auto-immunes

S’il en était besoin, un autre exemple montre bien l’importance de cette problématique : c’est le cas de la tuberculose. Dans certains pays les statistiques montrent que près d’un tiers de la population est en effet atteinte de tuberculose latente, un état où des personnes sont infectées sans que la maladie soit encore développée : c’est une forme non contagieuse de la maladie et le risque de la développer au cours de l’existence chez ces personnes infectées est de 10 %.

Par contre, les personnes dont le système immunitaire est déjà affaibli, en particulier par une maladie auto-immune elle–même ou par ses traitements, courent un risque beaucoup plus élevé de réactiver ces formes latentes. Seul, un traitement préventif permet d’éviter cette complication.

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