Le microbiote intestinal et les produits laitiers

Des données scientifiques émergentes démontrent un lien entre le microbiote intestinal humain (flore intestinale) et de nombreux problèmes de santé tels que l’obésité, les maladies cardiovasculaires et autres. L’alimentation semble y jouer un rôle important.

Attention :

Le microbiote intestinal, qui joue un rôle dans de nombreux problèmes de santé, y compris l’obésité, peut être modifié par l’alimentation.
Les prébiotiques sont d’importants modulateurs du microbiote intestinal puisqu’ils font augmenter le nombre de bactéries bénéfiques.
Le lactose pourrait présenter les mêmes propriétés prébiotiques.
On ne devrait pas s’empêcher de consommer des produits laitiers (cela s’applique même aux personnes intolérantes au lactose), car ils offrent d’importants bienfaits pour la santé, notamment un effet bénéfique potentiel sur le microbiote intestinal.

Le microbiote intestinal

L’intestin de l’humain moderne fourmille de bactéries : soit environ 100 billions au total, regroupées sous plus de 1 000 espèces1,2. Bon nombre de facteurs peuvent influencer l’équilibre du microbiote intestinal, notamment l’alimentation, le stress, les antibiotiques et le vieillissement1,2. Lorsqu’elle est déséquilibrée, la flore microbienne peut contribuer au développement de l’obésité, de la colite ulcéreuse, de la maladie de Crohn, du cancer colorectal, du syndrome du côlon irritable, de la maladie coeliaque et d’autres maladies1,2.
Les prébiotiques

Les prébiotiques se définissent comme « des ingrédients fermentés sélectivement qui permettent des changements spécifiques chez l’hôte, à la fois dans la composition et dans les activités de son microbiote gastrointestinal, lui offrant ainsi des bienfaits pour son bien-être et sa santé »3. Ces composantes non digestibles, en particulier l’inuline, l’oligofructose et d’autres oligosaccharides, sont naturellement présentes dans le lait maternel, le blé, les oignons et les légumineuses, et ajoutées à plusieurs aliments. Les prébiotiques dérivés du lactose laitier comprennent quant à eux :

des galacto-oligosaccharides (GOS) de fabrication commerciale;
du lactulose, un disaccharide synthétique composé de fructose et de galactose.

Le lactose et l’intolérance

La fermentation du lactose non digéré augmente la concentration de bifidobactéries dans l’intestin, une famille de bactéries considérées comme bénéfiques. À ce titre, le lactose pourrait avoir des propriétés prébiotiques. Étant donné que les produits laitiers procurent d’importants bienfaits pour la santé, y compris un effet bénéfique potentiel sur l’intestin, on ne devrait pas les éviter. En effet, le National Institutes of Health (NIH), dans son plus récent énoncé de consensus sur le sujet, recommande tout spécialement aux personnes intolérantes au lactose de ne pas s’abstenir de consommer du lait et des produits laitiers, car ils offrent des nutriments essentiels et plusieurs bienfaits pour la santé4.

Donc :

Permettre à l’intestin de s’adapter en consommant de petites portions de lait pendant la journée et augmenter lentement les quantités au cours des semaines suivantes.
Le lait est mieux toléré lorsqu’on le consomme au cours d’un repas.
Le yogourt est généralement bien toléré puisque les cultures bactériennes actives facilitent la digestion du lactose.
Les fromages à pâte dure sont habituellement bien tolérés puisqu’ils contiennent très peu de lactose.
Le lait sans lactose et les comprimés de lactase constituent un autre choix

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