Médecines alternatives : plus qu’un placeboMédecines alternatives placebo

Médecine douce : plus qu’un placebo ?

Comment s’assurer, de façon générale, qu’un traitement a la moindre efficacité ?

En comparant l’administration de celui-ci avec l’administration d’un “faux traitement”, à l’insu d’un grand nombre de malades. Si le groupe de ceux qui ont reçu le “vrai” traitement va aussi bien – voire plus mal ! – que le groupe des patients qui n’ont reçu qu’un simulacre de soin, on peut conclure qu’il vaut mieux éviter de perdre son temps et son argent avec cette “thérapie”.

Tous les médicaments passent au crible de cette méthode, et leur rapport bénéfice/risque est parfois réévalué avec le temps. Sur ce modèle simple, de très nombreuses recherches ont été effectuées, depuis des décennies, sur les médecines dites “alternatives” ou “non conventionnelles”.

Le professeur britannique Edzard Ernst est probablement le plus grand spécialiste mondial en ce domaine. Premier titulaire d’une chaire universitaire en médecine complémentaire, ce chercheur formé à l’homéopathie, à l’acupuncture, à la naturopathie et aux manipulations des vertèbres s’est attaché à l’évaluation méthodique et rigoureuse de toutes les pratiques soumises à son attention.

Toute pratique médicale doit pouvoir être évaluée à l’aune de cette simple question : est-elle plus efficace qu’un simulacre de traitement ? Si la réponse est positive, elle peut légitimement entrer dans le champ de la médecine conventionnelle – de plein droit ou, si son efficacité ne se révèle qu’en appoint de pratiques existantes, au titre de médecine complémentaire. Sinon… elle ne mérite en rien l’appellation de médecine !

Attention : Si vous avez une leucémie, sans chimiothérapie, vous allez mourir.

Il n’y a pas d’alternative. Les seuls traitements connus, qui marchent (et encore, pas tout le temps, on aimerait qu’ils marchent mieux) sont proposés par la médecine occidentale. Les médecines non-conventionnelles offrent des possibilités qui permettent souvent de mieux vivre le traitement, parfois d’en améliorer les résultats, parfois de diminuer les effets secondaires négatifs… Mais on a jamais vu personne guérir d’une leucémie aigüe lymphoblastique en chantant “kumbaya” et en buvant du jus de carotte.

Malheureusement, il y a pas mal de charlatans qui affirment le contraire, et on lit de plus en plus sur internet des campagnes de désinformation qui visent à discréditer les thérapies conventionnelles en exploitant la peur qu’a le public de la chimiothérapie (qui est un traitement bien désagréable, il faut l’avouer), afin bien sur de faire en sorte que le public se tourne vers les médecines douces.

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