Comment éviter les pièges des assurances !

Il faut choisir le bon contrat d’assurance et connaître ses droits, et cela pour ne pas avoir de mauvaises surprises après un dégât des eaux, un cambriolage ou un incendie. Le plus important des points à surveiller quand on souscrit une assurance pour son logement, est de bien lire votre contrat d’assurance pour être sûr qu’il est adapté à vos besoins.

Les conditions particulières qui énoncent ce pourquoi vous êtes assuré, et surtout les conditions générales que personne ne regarde attentivement, pourtant, ce sont elles qui définissent précisément le contenu et les limites de vos garanties. Dans le cas d’un dégât des eaux, les clauses standards ne vous conviennent pas forcément.

Si vous avez une terrasse ou une verrière, vérifiez que les infiltrations par toiture sont couvertes ; si vous habitez une maison, que le refoulement des égouts est mentionné.

Les garanties annexes ne sont pas à négliger :

la recherche de fuites (casser le carrelage, ouvrir le plafond…) est-elle comprise dans l’assurance ? Sachez que la cause d’un dommage n’est jamais garantie, seules ses conséquences le sont. Si votre canalisation explose, la réparation sera à vos frais.

Pour le vol, il faut le définir (le vol : effraction, agression, usage de fausses clés, de fausse identité…). Ensuite, les conditions de sécurité exigées : niveau 1, 2 ou 3 ? Cherchez à quoi correspondent ces indications (serrures 3 points + cornière antipince, volets roulants, etc.). Quand vous ne remplissez pas ces conditions, informez-en votre assureur. Si l’expert constate que votre serrure n’est pas conforme, l’indemnisation peut être refusée, alors même que le cambrioleur est passé par la fenêtre… C’est souvent sur le montant des objets disparus dans un cambriolage ou un incendie qu’il y a litige…

Il faut comprendre que le montant assuré est fractionné :

sur un total de 60 000 euro, 10 % par exemple couvrent les objets de valeur. Si on ne vous vole que l’argenterie et les bijoux, vous ne serez indemnisé qu’à hauteur de 6 000 euro. Alors faites vos comptes et, au besoin, augmentez le montant garanti.

Mais ne pas assurer correctement ses biens parce que ça coûte plus cher est une grosse erreur. En cas d’incendie destructeur, la note grimpe vite. Il faut prouver l’existence et la valeur des objets disparus, par tous les moyens : photos, attestations, réparation chez le bijoutier, mode d’emploi, écrin…

Les clauses qui limitent la garantie à 300 euro, par exemple, faute de facture d’achat, sont parfaitement contestables.

Pour être bien indemnisé :

Faites appel à un expert d’assuré qui va vous représenter. Lui sait lire les contrats et quels justificatifs produire. Dans la plupart des cas, votre assurance couvre ses honoraires. Choisissez-le vous-même en privilégiant le bouche-à-oreille. Ne masquez pas la réalité à votre assureur. Pensez à réévaluer régulièrement les garanties. Ne vous fiez pas aveuglément à Internet pour comparer les contrats. Ce sont les petites clauses qui changent tout.

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