Les causes de la gonarthrose

L’arthrose du genou (gonarthrose) peut être de deux types :

  • Gonarthrose Primitive : sans cause évidente, habituellement liée à l’augmentation de l’âge, mais on rencontre certains facteurs favorisants, tels un âge supérieur à 50 ans, le sexe féminin, une obésité ou un surpoids important, une anomalie des axes de jambes entre fémur et tibia avec un morphotype dit en « varus = jambes arquées » ou en « valgus = jambes en X ».
  • Gonarthrose Secondaire : suite à une cause le plus souvent traumatique comme une atteinte ligamentaire ou des lésions méniscales suite à une entorse du genou. Ici on peut parler aussi d’une anomalie morphologique des extrémités osseuses qui s’articulent mal, appelée dysplasie, une fracture ou une contusion touchant le cartilage articulaire lors d’un traumatisme, une fissure méniscale ou l’ablation d’un ménisque (méniscectomie) ou une instabilité chronique du genou par rupture du ligament croisé antérieur (gros ligament central stabilisant le genou lors des mouvements de pivot).anatomie gonarthrose

Les localisations de l’arthrose du genou (gonarthrose) :

l’arthrose fémoro-tibiale externe est habituellement mieux et plus longtemps supportée que l’arthrose fémoro-tibiale interne. L’arthrose fémoro-patellaire entre la rotule et le fémur isolée aboutissant parfois à une prothèse de genou.

Le profil évolutif de l’arthrose du genou (gonarthrose) :

l’arthrose peut être destructrice rapide, caractérisée par un épanchement de synovie chronique et un pincement radiologique rapide du cartilage sur les clichés successifs à 6 mois d’intervalle, ce type d’arthrose est sévère et aboutit souvent à une prothèse de genou. Le plus souvent l’arthrose évolue sur mode lentement progressif entrecoupé de périodes de crises aigues pouvant durer quelques semaines et s’accompagnant d’une recrudescence des douleurs avec épisodes d’épanchements.

evolution de l'arthrose du genou (gonarthrose)

La lésion du ménisque :

Une lésion méniscale survenant chez un sujet jeune peut entraîner plus tard une arthrose du genou surtout si on a retiré le ménisque dans sa totalité et encore d’avantage si se surajoute une anomalie des axes des membres inférieurs (jambes en tonneau). Pour cette raison, la chirurgie des lésions méniscales s’est transformée ces dernières années.

Il est rare maintenant qu’un chirurgien enlève la totalité d’un ménisque dont une partie est souvent saine, il se contente de régulariser le ménisque lésé et d’en laisser la plus grande part saine possible en place en ne retirant que ce qui est déchiré ou gênant pour le patient. cette chirurgie plus précise est rendue possible grâce aux techniques mini invasives utilisant l’arthroscopie ou chirurgie vidéo assistée.

Néanmoins, une arthrose fémoro-tibiale peut parfois survenir même après une ablation partielle d’un ménisque à plus ou moins long terme. L’indication d’une ablation méniscale chirurgicale doit donc être toujours mûrement réfléchie d’autant plus que le patient dépasse 40 ou 50 ans, que les douleurs sont peu importantes et que d’autres facteurs de risques d’arthrose coexistent. On doit toujours se poser la question d’un traitement médical dans un premier temps.

La poussée de l’arthrose du genou (gonarthrose) :

Différents moyens sont mis à la disposition des patients pour décharger le genou souffrant :

  • Un repos relatif en éliminant les stations debout prolongées, la course à pieds, le ménage, la pratique des escaliers, Il faut éviter le port de charges lourdes, en utilisant une canne du côté opposé au genou atteint.
  • Un repos strict peut être nécessaire parfois, soit allongé, soit assis jambe tendue; en marchant à l’aide de deux cannes anglaises selon la technique du pas simulé, en portant une attelle rigide maintenant le genou en extension (ce moyen est indiqué en cas d’arthrose fémoro-patellaire en poussée car il empêche les mouvements de la rotule contre le fémur). Mais l’immobilisation est rarement préconisée.

En dehors des poussées, il est recommandé de marcher au moins 1 heure trois fois par semaine et de faire tous les jours des exercices de renforcement musculaire puis des postures en extension pour prévenir ou traiter un éventuel flessum.

L’important dans l’arthrose du genou (gonarthrose) est de conserver au maximum les amplitudes articulaires.

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