Les acides gras saturés et les maladies cardiovasculaires

Une revue systématique publiée en 2010 a évalué les effets sur la santé cardiovasculaire de l’acide stéarique alimentaire, comparativement aux effets des acides gras trans et d’autres acides gras saturés, ainsi que ceux des acides gras insaturés1.

Lorsque comparés aux autres acides gras saturés, l’acide stéarique a diminué le cholestérol LDL, a eu un effet neutre sur le cholestérol HDL et a abaissé de manière directionnelle le ratio cholestérol total/cholestérol HDL;
Lorsque comparés aux acides gras insaturés, l’acide stéarique a augmenté le cholestérol LDL, a abaissé le cholestérol HDL et a accru le ratio cholestérol total/cholestérol HDL;
La substitution des acides gras trans par l’acide stéarique n’a eu aucun effet sur le cholestérol LDL ou l’a diminué, n’a eu aucun effet sur le cholestérol HDL ou l’a augmenté, et a diminué le ratio cholestérol total/cholestérol HDL.

Une étude de cohorte prospective publiée en 2010 regroupant 3 736 adultes a démontré que l’acide trans-palmitoléate circulant est associé à une plus faible insulinorésistance, une présence de dyslipidémie athérogène et une incidence de diabète2.

Les taux d’acide trans-palmitoléate étaient fortement corrélés avec des niveaux d’acides gras biomarqueurs de la consommation de gras laitier;
Dans des analyses multivariées, des taux plus élevés d’acide trans-palmitoléate étaient associés à une adiposité légèrement inférieure et, indépendamment, à des taux plus élevés de cholestérol HDL (1,9 % dans tous les quintiles, p = 0,040), à des taux plus faibles de triglycérides (19 %, p < 0,001), à un ratio cholestérol total/cholestérol HDL plus faible (4,7 %, p < 0,001), à des taux plus faibles de protéines C-réactives (13,8 %, p < 0,05) et à une plus faible insulinorésistance (16,7 %, p < 0,001);
L’acide trans-palmitoléate était associée à une réduction substantielle du risque de développer le diabète de type 2; en effet, il le divisait par 3. Les risques relatifs multivariés étaient de 0,38 (IC à 95 % : 0,24-0,62, ptendance < 0,001) pour le quintile le plus élevé comparé au moins élevé.

Dans une étude prospective cas-témoins appariés comprenant 444 cas et 556 témoins et menée chez des femmes et hommes suédois de 30 à 70 ans, l’association entre les biomarqueurs sériques du gras laitier et le risque d’infarctus du myocarde a été étudié3.

Il y avait une association inverse significative entre l’acide pentadécanoïque (15:0), l’acide heptadécanoïque (17:0) ou leur somme et le risque d’un premier infarctus du myocarde chez les femmes;
La tendance était similaire chez les hommes, mais n’était pas significative;
Les rapports de cotes normalisés étaient de : 0,74 (IC à 95 % : 0,58-0,94) chez les femmes et de 0,91 (IC à 95 % : 0,77-1,10) chez les hommes;
Après ajustement multivarié pour les variables confondantes, l’association inverse demeurait pour les deux sexes et était significative chez les femmes.

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