Les acides gras saturés et les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires

Une étude randomisée croisée de 2010 a évalué la réponse lipidique post-prandiale à l’huile riche en acides alpha-linoléniques, au beurre et à l’huile d’olive chez 29 hommes en santé âgés de 26 à 67 ans1.

Une réduction significative de 34 % des taux de triacylglycérol plasmatique a été observée avec le beurre comparativement à l’huile d’olive (p < 0,05), et il y avait une réduction non significative de 25 % comparativement à l’huile riche en acides alpha-linoléniques (p > 0,05);
De façon similaire à ce qui a été observé pour l’huile d’olive, les auteurs ont noté une augmentation significative du cholestérol HDL avec la diète comprenant du beurre entre 0 h : 1,37 (IC à 95 % : 1,25-1,49, p < 0,05) et 7 h : 1,42 (IC à 95 % : 1,30-1,54, p < 0,05);

Dans une étude randomisée croisée effectuée en 2010, une diète isocalorique avec restriction glucidique et à teneur élevée en gras saturés a été comparée à une diète avec restriction glucidique à teneur plus élevée en gras insaturés chez 8 hommes de 35 à 58 ans2.

Les concentrations plasmatiques de cholestérol total et de cholestérol LDL à jeun étaient plus élevées après la consommation de la diète avec restriction glucidique et à teneur élevée en gras saturés, comparativement à la diète avec restriction glucidique à teneur plus élevée en gras insaturés;
Il n’y avait pas de changement significatif quant aux ratios cholestérol total/cholestérol HDL ou cholestérol LDL/cholestérol HDL;
Pour les deux diètes, on a observé une diminution spectaculaire du triacylglycérol et du ratio triacylglycérol/cholestérol HDL;
La glycémie, l’insuline et l’insulinorésistance ne différaient pas significativement comparativement au début de l’étude pour une même diète, ni d’une diète à l’autre;
Aucune différence significative n’a été observée d’une diète à l’autre quant aux différents marqueurs inflammatoires sériques.

Dans une étude d’intervention randomisée menée en 2009 sur une période de 12 semaines, visant à comparer une diète avec restriction glucidique à une diète à teneur réduite en matières grasses chez 40 hommes et femmes de 18 à 55 ans présentant un excès de poids et souffrant de dyslipidémie athérogène, il a été démontré que la diète avec restriction glucidique, plutôt que celle à teneur réduite en matières grasses, pourrait améliorer les caractéristiques propres au syndrome métabolique de même que le risque de maladies cardiovasculaires3.

Comparativement à la diète à teneur réduite en matières grasses, la diète avec restriction glucidique a entraîné une réduction significative de la glycémie à jeun et à une diminution plus considérable des réponses de l’insuline à jeun et de l’insuline post-prandiale à la suite d’un repas riche en matières grasses;
Avec la diète avec restriction glucidique, il y avait une diminution significative des petites particules de LDL, une augmentation du cholestérol HDL et une réduction des taux de triacylglycérol;
L’effet d’une diète à teneur réduite en matières grasses sur le cholestérol HDL était minime;
Le ratio cholestérol total/HDL était réduit de manière plus importante avec la diète avec restriction glucidique comparativement à la diète à teneur réduite en matières grasses;
Il y avait une légère réduction du ratio Apo B/Apo A-1 dans le groupe avec restriction glucidique, mais le ratio était légèrement moins favorable dans le groupe de la diète à teneur réduite en matières grasses.

Dans une étude transversale effectuée en 2010 regroupant 1 004 femmes et hommes japonais de 40 à 59 ans, la relation entre le ratio acides gras alimentaires polyinsaturés/saturés et les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires et le syndrome métabolique a été examinée4.

Après avoir contrôlé pour les variables confondantes potentielles, les auteurs ont observé que le ratio acides gras alimentaires polyinsaturés/saturés était significativement et inversement associé au cholestérol sérique total et LDL;
Le ratio acides gras alimentaires polyinsaturés/saturés n’était pas relié significativement à des facteurs de risque métabolique individuels ou à la prévalence de syndrome métabolique.

Une autre étude transversale menée en 2009, auprès de 443 adultes de Téhéran âgés de 18 ans et plus, a permis de conclure que les apports en gras saturés et en cholestérol n’avaient pas d’effet combiné sur le taux sérique de cholestérol LDL5.

Après ajustement pour les variables confondantes telles l’âge, le sexe et l’indice de masse corporelle, les apports en gras saturés et en cholestérol n’avaient aucun effet significatif sur les concentrations de cholestérol LDL et total;
Les apports en gras saturés et en cholestérol n’avaient pas d’effet marqué sur les triacylglycérols, et ce, avec et sans ajustement pour les facteurs confondants.

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